24-06-2012 - London, United-KingdomABC

50 km
200 km
654 km
Remarque du jour
Le wifi est lentement mais surement mis en place dans le métro. Il sera gratuit jusqu'à la fin de l'été. Parfait pour communiquer quand on sait que il n'y a pas de reseau dans les sous-sols de Londres ^^
B comme Bletchley Park
C'était il y a trés longtemps, quand j'étais encore pas trop fachée avec les maths, que j'ai découvert l'aventure derrière le décodage d'Enigma. Et comment, dans une propriété anglaise pas trés loin de Londres, des milliers de personnes avaient changé le cours de la seconde guerre mondiale à coup de décodage. Ca m'avait fait rever, je m'étais imaginée décodant des informations et travaillant dans l'informatique, puis, hélas, j'ai rapidement découvert que j'étais une quiche en logique mathématique et mon rêve s'est ratatiné comme un soufflé loupé. Tout ça pour dire que je m'étais toujours dit qu'un jour, j'irai découvrir Bletchley Park. Et donc lundi matin, Hannah et moi sommes parties, direction la gare de Euston (à coté de Saint-Pancras) pour prendre notre train.
A deux pas de la gare de Bletchley, le parc nous attendait sous un soleil fort agréable. L'entrée coute 12£ et nous donne droit à un pass annuel, nous permettant de revenir autant de fois que l'on peut le souhaiter. Pour 2£ de plus, nous voilà accréditées pour visiter Colossus. On est inscrite pour la visite guidée de 14h et en attendant, on découvre l'histoire de Bletchley, l'œuvre d'Alan Turing (la fameuse Bombe, œuvre magistrale de l'informatique moderne qui décodée uniquement les messages codés d'Enigma) et la vie en Angleterre pendant la guerre. A 14h, on rencontre notre guide, Bob, qui nous raconte l'histoire du parc et nous entraine dans une ballade entre bâtiments plus ou moins rénovés, arbres bien verts et flaques toujours omniprésentes. Il y avait 8000 personnes travaillant dans ces bâtiments pendant la guerre, 4000 en journée, 4000 en soirée. Sans compter les pigeons voyageurs. Nous finissons notre ballade dans la salle de Colossus. Il y a quelque chose d'ironique à le prendre en photo à l'aide d'un smartphone dernière génération. C'est, après-tout, le premier ordinateur programmable. C'est comme un enfant qui demande à son grand-père : Tu as connu les dinosaures?
Tandis que la Bombe de Turing décodait Enigma qui servait aux messages tactiques et aux messages entre divisions, Colossus s'occupait de décoder les messages de la machine Lorenz, via laquelle les dirigeants allemands communiquaient entre eux.
En sortant de Bletchley Park, on sort d'un voyage dans le temps et d'un voyage dans l'histoire de l'informatique.
C comme Covent Garden
Lieu de passage obligatoire, c'est là où se rencontrent marchés à touristes, magasins de plus en plus chics (adieu HMV et DocMarten's, bonjour Burberry et Ralph Laurens) et artistes de rue. Et cette année, la presence de cabines téléphoniques customisées mettent un peu plus de gaieté sur ce bout de Londres.
G comme Gatsby
Ma copie de Gatsby le Magnifique prend la poussière depuis des années et voilà que je me suis embarquée pour voir la lecture théâtralisée de l'œuvre de Fitzgerald. Durée? 8h, pauses incluses. La pièce se nomme Gatz et après des années de succès à New-York, vient passer l'été à Londres pour 23 représentations. Situé dans le Noel Coward Theatre, à deux pas de Leicester Square, la scène nous offre une vision d'un bureau. Le genre qui sent un peu le moisi, qui prends un peu la poussière et qui se situerai vers les années 70, mais qui pourrait aussi avoir sa place dans les années 50, 60 ... on ne sait pas vraiment dans quelle décennie l'ont se trouve et les vêtements des acteurs laissent planer ce sentiment d'incertitude. Tout ce que je pourrais vous dire sur cette pièce est qu'on met un petit moment à rentrer dedans (ne pas avoir lu le livre avant n'aide pas je suppose) mais qu'une fois qu'on y est, la troupe nous entraine dans l'univers de Fitzgerald jusqu'au mot final. La dernière heure est d'autant plus forte que le narrateur continue de lire le livre alors que celui-ci est fermé, à côté de lui. On ressort de là bluffé, essoufflé, transporté ... 8h de théâtre, c'est long, mais j'aurais tendance à vous dire que ça en vaut la peine.
G comme Google
Heidi, une copine de master, y travaille et m'y a invitée pour déjeuner et une petite visite des locaux. Autant dire que je veux la même cantine dans mes locaux. Ainsi que des aires de repos, le petit-déjeuner le matin et le diner le soir. Il faut avouer que, vu de l'extérieur, il fait bon vivre chez Google.
K comme Kensington Palace
Kensington Palace, un des 5 palais royaux, a rouvert ses portes un peu plus tôt dans l’année après de longs mois de restauration. Le rendez-vous était fixé à 9h devant l’entrée. Nous sommes 10 à attendre Clair et bientôt, avec quatre américains et cinq british, nous voilà conduit dans le palais encore ensommeillé. En effet, Kensington n’ouvre qu’à partir de 10h et si nous sommes juste 10 c’est parce que le palais proposait une visite privée pour les membres des Palais Royaux. Clair, passionnée de l’ère victorienne, nous entraine dans une visite sur mesure, dédiée à le Reine Victoria et aux moments qu’elle a passée à Kensington Palace. De sa naissance à l’accès au trône, le 20 juin 1837. Dans le musée encore vide, nous passons de la chambre à coucher (que sa mère occupa avec elle jusqu’à son accession au trône, à ses 18 ans), jusqu’au hall où elle fut baptisée Alexandrina Victoria, sans oublier la salle où elle tint son premier conseil et l’immense salle que sa mère avait divisée en appartement. Puis, en passant par les escaliers où la princesse est descendue pour découvrir qu’elle était reine (escaliers tellement abimés qu’on ne passe que trois par trois), nous finissons dans une salle où Clair partage avec nous des magazines d’époque. Autour de nous, on entend les visiteurs arriver et l’on finit par repartir dans la première salle où nous sommes laissés à vagabonder dans le palais. Cette visite d’une heure était riche en information sur l’enfance de la future reine qui, férue de mode, dessinait les robes de ses poupées en se basant sur les vêtements des danseuses de l’opéra. Le reste du palais présente une exposition sur le Jubilé de Victoria, avec vidéos et photos d’époques, magazines, affiches, ainsi qu’une exposition sur les fondateurs de ce palais, William et son épouse. Sans oublier l’exposition temporaire sur les tenues de soirée de Diana.
Les expositions étaient interactives, intelligemment faites et invitées les visiteurs à s’assoir, trainer et rester longtemps à découvrir les coins et recoins du palais.
Dehors, le soleil était de la partie et tout le monde, à vélo ou à pied, en profitait bien.
P come Phoenix Garden
C’est le jardin secret donc je parlais la dernière fois. Caché derrière le théâtre du Phoenix dans West-End, ce jardin est le dernier jardin communautaire de la ville. Plusieurs mètres carrés de verdure, des poissons, des abeilles, quelques libellules et des herbes sauvages poussant dans tous les coins. Découvert par hasard un jour où j’allais voir Blood Brothers au Phoenix Theater, c’est désormais l’endroit où je vais me ressourcer. Les bruits de la ville disparaissent, remplacés par le silence de la campagne. Parfait pour une pause déjeuner.
Galerie Photos









































































































